Ton entourage : le carburant invisible de ta confiance

Il existe une expérience simple, presque banale en apparence, qui dit pourtant tout sur la façon dont nous fonctionnons en tant qu’êtres humains.

Mettez face à face un joueur de basket d’élite et un jeune homme qui n’a jamais touché un ballon de sa vie. Donnez-leur cinq lancers francs chacun, quatre fois de suite. Faites varier une seule chose à chaque round : l’énergie de la salle.

Les résultats sont saisissants. Sans pression, le pro est impeccable. Puis vient le moment où le public est invité à huer, à souffler la négativité, à murmurer l’échec avant même que le ballon quitte la main. Le pro, pourtant aguerri, perd deux lancers. Et le novice ? Toujours à zéro. Quand le public bascule vers les encouragements, le pro retrouve son rythme. Et le novice — pour la première fois, entre un panier. Puis deux.

Ce n’est pas un résultat anecdotique. C’est une vérité fondamentale.

L’énergie des autres n’est pas un détail de contexte, c’est une donnée structurante

Ce qui m’a frappé dans cette expérience, ce n’est pas que le pro soit affecté. C’est que le novice, qui n’avait aucune base technique, a progressé uniquement grâce à la qualité de l’air qu’on lui donnait à respirer.

Il n’avait pas appris à shooter. On lui avait simplement dit qu’il en était capable.

Je l’ai vécu. À des moments charnières de mon parcours, j’ai raté des opportunités, pas parce que je n’étais pas prêt, pas parce que l’idée était mauvaise, mais parce que je m’étais laissé imprégner d’une énergie qui n’était pas la mienne. Celle de gens qui portaient sur eux-mêmes, sur la vie, un regard systématiquement sombre. Des gens qui se plaignaient souvent. Qui voyaient les obstacles avant les chemins.

En les côtoyant, je suis devenu une version diminuée de moi-même. Pas d’un coup. Progressivement. Insidieusement.

Mes ancres de lumière

Heureusement, j’ai aussi, et surtout, ce que j’appelle mes ancres de lumière.

Des personnes qui ne me font pas dériver, même quand la mer est agitée. Qui me maintiennent connecté à ce que je suis vraiment, à ce que je veux vraiment construire.

Les premières d’entre elles, c’est ma famille. Ce sont eux qui voient en moi ce que je ne vois plus dans les moments de doute. Ils n’ont pas besoin de grands discours pour me rappeler que je suis capable. Parfois un regard, une présence, un mot suffisent. Ils ne mesurent peut-être pas encore pleinement ce qu’ils représentent pour moi, mais chaque jour, ils me donnent la force d’avancer, de me dépasser, d’être imparfait, et d’incarner les valeurs que nous nous efforçons de partager.

Ils sont mon socle. Mon élan. Ma boussole sur les jours gris.

Et au-delà de ma famille, j’ai la chance d’être entouré d’amis, de collaborateurs, de partenaires qui partagent cette même posture : des gens qui croient en quelque chose, qui avancent malgré l’incertitude, qui savent que le doute n’est pas une fin mais un passage.

Ce que j’essaie de rendre à mon tour

Je ne me contente pas de recevoir cette énergie. J’essaie, à mon niveau, de la transmettre.

Pas en jouant les optimistes béats, déconnectés de la réalité. Ce monde est truffé d’incertitudes, de défis, de vents contraires qui découragent même les plus déterminés. Je le sais. Je le vis aussi.

Mais tenir une posture positive et réaliste face au doute de ceux qui m’entourent, que ce soit ma famille, mes collaborateurs ou les entrepreneurs que je côtoie, c’est un choix que je fais consciemment. Un choix qui dit : je vois les obstacles, et je crois quand même que nous avons les ressources pour les traverser.

C’est ça, pour moi, être une ancre de lumière pour quelqu’un. Pas lui promettre un ciel sans nuages. Lui rappeler qu’il sait naviguer.

Ce que j’aimerais que tu retiennes, si tu es entrepreneur, ou si tu veux le devenir

La vie n’est pas une ligne droite. Il y aura des hauts, des bas, des moments où tu ne vois plus l’horizon. C’est normal. C’est humain.

Dans ces moments-là, la différence entre celui qui s’arrête et celui qui continue ne tient souvent pas à la compétence ou au capital. Elle tient aux gens qui sont dans sa salle.

Être bien entouré, ce n’est pas un luxe. C’est une stratégie. Ce sont tes ancres de lumière qui te permettent, dans les tempêtes, de canaliser tes forces plutôt que de les épuiser à résister seul. Ce sont eux qui gardent tes yeux ouverts sur les opportunités que la peur seule ne te laisserait jamais voir.

Alors sois intentionnel sur l’énergie que tu laisses entrer dans ta vie. Et deviens toi-même cette ancre pour les autres.

Regarde qui est dans ta salle quand tu tires tes lancers francs.

Et si la salle te siffle, change de salle.

N’hésite pas à donner ton avis et, pourquoi pas, dans les commentaires, à saluer celles et ceux qui sont pour toi des ancres de lumière.

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