Il existe une expérience simple, presque banale en apparence, qui dit pourtant tout sur la façon dont nous fonctionnons en tant qu’êtres humains. Mettez face à face un joueur de basket d’élite et un jeune homme qui n’a jamais touché un ballon de sa vie. Donnez-leur cinq lancers francs chacun, quatre fois de suite. Faites varier une seule chose à chaque round : l’énergie de la salle. Les résultats sont saisissants. Sans pression, le pro est impeccable. Puis vient le moment où le public est invité à huer, à souffler la négativité, à murmurer l’échec avant même que le ballon quitte la main. Le pro, pourtant aguerri, perd deux lancers. Et le novice ? Toujours à zéro. Quand le public bascule vers les encouragements, le pro retrouve son rythme. Et le novice — pour la première fois, entre un panier. Puis deux. Ce n’est pas un résultat anecdotique. C’est une vérité fondamentale. L’énergie des autres n’est pas un détail de contexte, c’est une donnée structurante Ce qui m’a frappé dans cette expérience, ce n’est pas que le pro soit affecté. C’est que le novice, qui n’avait aucune base technique, a progressé uniquement grâce à la qualité de l’air qu’on lui donnait à respirer. Il n’avait pas appris à shooter. On lui avait simplement dit qu’il en était capable. Je l’ai vécu. À des moments charnières de mon parcours, j’ai raté des opportunités, pas parce que je n’étais pas prêt, pas parce que l’idée était mauvaise, mais parce que je m’étais laissé imprégner d’une énergie qui n’était pas la mienne. Celle de gens qui portaient sur eux-mêmes, sur la vie, un regard systématiquement sombre. Des gens qui se plaignaient souvent. Qui voyaient les obstacles avant les chemins. En les côtoyant, je suis devenu une version diminuée de moi-même. Pas d’un coup. Progressivement. Insidieusement. Mes ancres de lumière Heureusement, j’ai aussi, et surtout, ce que j’appelle mes ancres de lumière. Des personnes qui ne me font pas dériver, même quand la mer est agitée. Qui me maintiennent connecté à ce que je suis vraiment, à ce que je veux vraiment construire. Les premières d’entre elles, c’est ma famille. Ce sont eux qui voient en moi ce que je ne vois plus dans les moments de doute. Ils n’ont pas besoin de grands discours pour me rappeler que je suis capable. Parfois un regard, une présence, un mot suffisent. Ils ne mesurent peut-être pas encore pleinement ce qu’ils représentent pour moi, mais chaque jour, ils me donnent la force d’avancer, de me dépasser, d’être imparfait, et d’incarner les valeurs que nous nous efforçons de partager. Ils sont mon socle. Mon élan. Ma boussole sur les jours gris. Et au-delà de ma famille, j’ai la chance d’être entouré d’amis, de collaborateurs, de partenaires qui partagent cette même posture : des gens qui croient en quelque chose, qui avancent malgré l’incertitude, qui savent que le doute n’est pas une fin mais un passage. Ce que j’essaie de rendre à mon tour Je ne me contente pas de recevoir cette énergie. J’essaie, à mon niveau, de la transmettre. Pas en jouant les optimistes béats, déconnectés de la réalité. Ce monde est truffé d’incertitudes, de défis, de vents contraires qui découragent même les plus déterminés. Je le sais. Je le vis aussi. Mais tenir une posture positive et réaliste face au doute de ceux qui m’entourent, que ce soit ma famille, mes collaborateurs ou les entrepreneurs que je côtoie, c’est un choix que je fais consciemment. Un choix qui dit : je vois les obstacles, et je crois quand même que nous avons les ressources pour les traverser. C’est ça, pour moi, être une ancre de lumière pour quelqu’un. Pas lui promettre un ciel sans nuages. Lui rappeler qu’il sait naviguer. Ce que j’aimerais que tu retiennes, si tu es entrepreneur, ou si tu veux le devenir La vie n’est pas une ligne droite. Il y aura des hauts, des bas, des moments où tu ne vois plus l’horizon. C’est normal. C’est humain. Dans ces moments-là, la différence entre celui qui s’arrête et celui qui continue ne tient souvent pas à la compétence ou au capital. Elle tient aux gens qui sont dans sa salle. Être bien entouré, ce n’est pas un luxe. C’est une stratégie. Ce sont tes ancres de lumière qui te permettent, dans les tempêtes, de canaliser tes forces plutôt que de les épuiser à résister seul. Ce sont eux qui gardent tes yeux ouverts sur les opportunités que la peur seule ne te laisserait jamais voir. Alors sois intentionnel sur l’énergie que tu laisses entrer dans ta vie. Et deviens toi-même cette ancre pour les autres. Regarde qui est dans ta salle quand tu tires tes lancers francs. Et si la salle te siffle, change de salle. N’hésite pas à donner ton avis et, pourquoi pas, dans les commentaires, à saluer celles et ceux qui sont pour toi des ancres de lumière.
ÊTRE MAMAN EST-IL LA PREMIERE FORME D’ENTREPRENEURIAT ?
Alors que nous clôturons le mois de mars, un mois souvent dédié à célébrer les femmes, je me retrouve à réfléchir à une question qui me touche plus personnellement que jamais : Être maman est-il, à bien des égards, la forme la plus pure d’entrepreneuriat ? C’est ma façon d’exprimer mon amour et mon profond respect pour une femme que j’admire sincèrement : ma mère. En repensant à son parcours, je réalise que ce qu’elle a accompli jusque-là va bien au-delà des définitions traditionnelles de la maternité. Elle a bâti, dirigé, su s’adapter et persévérer d’une manière qui reflète l’essence même de l’entrepreneuriat, sans jamais le nommer ainsi. Une vie de leadership, de soin et de responsabilité Ma mère ne s’est pas contentée d’élever ses enfants. Elle a maintenu, et continue de maintenir, tout un système familial. Elle a pris soin non seulement de sa famille nucléaire, mais aussi de notre famille élargie, frères, sœurs, cousins, belle-fille, beau-fils et aujourd’hui, de ses petits-enfants. Elle veille à ce que chacun soit soutenu, connecté et sur le bon chemin, malgré le fait que la plupart d’entre nous soient désormais adultes. Gérer les membres d’une famille n’est pas toujours facile. Des personnalités différentes, des besoins différents, des défis différents… cela demande de la patience, une intelligence émotionnelle et une grande résilience. Et pourtant, Lisette ou plutôt Manmie, véritable championne de l’harmonie, a toujours été le ciment qui rassemble tout le monde. Le plus souvent, ce lien se tisse autour de quelque chose de simple mais de puissant : une agape familiale où nous partagions toujours avec amour de bons repas. (Pour dire vrai, en écrivant ces quelques lignes, j’ai le goût de son fameux soufflé de maïs à la bouche… 😊 ) Elle a créé de l’unité. Elle a créé des moments. Elle a créé un sentiment d’appartenance. Cela, en soi, c’est du leadership. Ses « clients » étaient ses proches Si l’on pense en termes entrepreneuriaux, ses « clients » sont les personnes qu’elle sert ou servait chaque jour : Ses enfants, son défunt mari, ses frères et sœurs, ses cousins, son beau-fils, sa bru, son gendre, ses petits-enfants, pour ne citer que ceux-là. Et avec le temps, des amis devenus comme de la famille.Elle est présente pour chacun d’eux, avec constance, intention et bienveillance. Elle nous a guidés (Et le fait encore à sa manière), soutenus et préparés au monde réel. Elle a porté des responsabilités qui ont été bien au-delà de ce que quiconque pouvait percevoir en surface. Une battante de toujours En parallèle de tout ce qu’elle portait à la maison et défis que lui a imposé la vie, elle n’a jamais cessé de travailler et de créer des opportunités.Je me souviens qu’elle trouvait toujours un moyen de m’emmener avec elle lorsqu’elle allait faire ses courses, particulièrement les vendredi après-midi à O Market sis à l’avenue John Brown, à Port-au-Prince. Je l’ai vue se lancer dans une petite activité d’importation, allant chercher à l’étranger des produits bien précis pour répondre aux besoins de son entourage. J’ai été témoin de son esprit entrepreneurial bien avant de comprendre ce que ce mot signifiait.Elle a même créé et vendu du Pikliz, des tablettes de noix, de la confiture fait maison sous sa marque VERINICKs, un nom inspiré de ses trois enfants. Elle approvisionnait des supermarchés locaux et participait à diverses opportunités de vente.À de nombreuses reprises, elle a su saisir les occasions d’installer un kiosque de nourritures et de boissons lors de grands rassemblements religieux, notamment aux congrès charismatiques annuels de la communauté catholique haïtienne. Disons-le simplement : prier, c’est essentiel… mais manger aussi, surtout sous le soleil d’Haïti. Et elle, elle avait tout comprisTout cela, tout en occupant deux emplois permanents. Celui d’être une professionnelle en ressources humaines et celui d’être mèreElle cherchait toujours une nouvelle voie. Toujours un moyen de contribuer, de créer, de pourvoir. Résilience, foi et force tranquille Malgré les pertes, les épreuves et le poids des années, y compris des difficultés de mobilité, elle n’a jamais perdu son élan vital.Elle continue de sourire. Elle continue d’encourager les autres. Elle continue de prier pour les gens. Elle continue de dire des mots qui élèvent, même dans les petits moments.Sa foi en la vie et en Dieu a toujours été sa boussole. Quelles que soient les circonstances, elle n’a jamais perdu son nord.En la regardant aujourd’hui, je réalise quelque chose que je n’avais peut-être pas pleinement saisi auparavant :Ma propre passion pour l’entrepreneuriat vient peut-être d’elle.Non pas de la théorie. Non pas d’une salle de classe. Mais de l’observation.De l’avoir regardée créer. De l’avoir regardée s’adapter. De l’avoir regardée servir les autres tout en bâtissant quelque chose qui lui appartenait. De l’avoir vue continuer à avancer, sans jamais s’arrêter. Alors… Être maman, est-ce de l’entrepreneuriat ? Aujourd’hui, je crois que la réponse est oui, au moins dans l’esprit.Parce que si l’entrepreneuriat, c’est la résilience, le leadership, le sacrifice, la créativité et la capacité à construire quelque chose de significatif tout en naviguant dans l’incertitude…Alors de nombreuses mères vivent cette réalité chaque jour. Y compris la mienne.Il existe d’innombrables femmes, en Haïti, au Canada et partout dans le monde, comme Lisette, qui dirigent discrètement, soutiennent, bâtissent et maintiennent les familles unies, sans jamais revendiquer le titre d’entrepreneure. Mais peut-être l’incarnent-elles mieux que quiconque.Ce blog qui vient plutôt du cœur est ma façon de dire merci.Ma façon d’exprimer mon admiration.Ma façon d’honorer une femme extraordinaire dans ma vie.Et alors que nous célébrons les femmes en ce mois de mars, je ne peux m’empêcher de penser :Certains des entrepreneurs les plus marquants que nous connaîtrons jamais… ont toujours été appelés simplement : Maman.Pensez à ces femmes qui vous ont porté, guidé, ou simplement accompagné. Qu’ont-elles construit en silence ? À quoi ont-elles renoncé pour vous ? Et quelle leçon vous ont-elles transmise, sans jamais lire un livre de management ?
Votre plus grand capital, c’est vous: Construire une base de confiance et de croissance
Pour créer une entreprise, il ne suffit pas d’avoir une bonne idée et un marché prometteur. Il faut avant tout instaurer la confiance avec les établissements prêteurs, les investisseur.euse.s, les partenaires et même avec votre famille et vos ami.e.s. L’un des meilleurs moyens d’instaurer cette confiance en tant qu’entrepreneur.e est d’investir personnellement dans sa propre entreprise, afin d’envoyer un signal fort montrant que l’on y croit. Instaurer la confiance par l’investissement personnel Levier financier et accès au capital En investissant votre propre argent dans votre entreprise, vous envoyez un message clair aux investisseur.euse.s que vous rencontrez, soit que vous croyez suffisamment en votre projet pour y investir vos propres ressources. D’un point de vue financier, votre investissement personnel peut renforcer la structure du capital de l’entreprise, réduire le risque perçu par les établissements prêteurs et faciliter l’accès à des options de financement supplémentaires, comme des prêts, des partenaires et des investisseur.euse.s. Autrement dit, votre propre argent sert souvent de levier pour débloquer d’autres sources de financement. Crédibilité et renforcement de la confiance avec les établissements prêteurs Pour les établissements prêteurs ou les investisseur.euse.s, l’absence d’investissement personnel soulève une question légitime: « Pourquoi devrais-je prendre un risque si le.a fondateur.rice n’est pas prêt.e à le faire? ».L’investissement personnel rehausse la crédibilité de votre entreprise, la confiance dans la capacité de votre équipe à traverser des périodes difficiles et la perception de professionnalisme et de sérieux. De plus en plus, le fait de démontrer sa préparation financière, y compris la compréhension du concept de crédit et avoir des habitudes financières saines, est devenu un élément important du renforcement de la crédibilité auprès des établissements prêteurs et des investisseur.euse.s. Engagement personnel et motivation à long terme D’après mon expérience, un investissement personnel, même modeste, tend à renforcer l’engagement des fondateur.rice.s. Après tout, lorsque votre argent est en jeu, vous êtes plus susceptible de faire des efforts supplémentaires, de chercher des solutions créatives et de continuer quand d’autres pourraient s’arrêter. Cette pression peut être une source de motivation essentielle, en particulier dans les moments difficiles qui font naturellement partie de tout parcours entrepreneurial. Comment pouvez-vous accroître votre investissement personnel? La première étape consiste à bien comprendre vos flux de trésorerie, vos dettes, votre crédit et vos habitudes d’épargne. Pour ce faire, je recommande KOFE (de l’anglais « Knowledge of Financial Education »), une plateforme utile élaboré par Futurpreneur et Consolidated Credit. Cette plateforme peut aider les entrepreneur.e.s à acquérir des connaissances financières, à renforcer leur crédit et à gagner la confiance nécessaire pour investir dans leur propre entreprise à n’importe quel stade (que ce soit avant ou après le lancement). Plutôt que d’attendre le bon moment pour investir, voici quelques éléments à envisager dès aujourd’hui. Accroître l’investissement personnel grâce au financement externe L’investissement personnel est la première étape, mais pour faire croître votre entreprise, il faut habituellement du financement externe, car, comme le dit le dicton: « Seul.e, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin. » Plusieurs options de financement externe peuvent être envisagées. Pour choisir celle qui convient à votre entreprise, vous devez d’abord comprendre le fonctionnement de chacune de ces options, et c’est là qu’un outil comme KOFE entre en jeu. Cette plateforme peut vous aider à prendre des décisions financières plus éclairées à mesure que votre entreprise prend de l’expansion, en vous présentant les principales options de financement externe: Trouver le bon équilibre Il n’existe pas de formule unique en matière d’entrepreneuriat. La clé réside dans l’équilibre entre l’engagement personnel et les outils financiers adéquats. N’oubliez pas que l’investissement personnel est la première étape vers le renforcement de la confiance, de la crédibilité et du succès à long terme. Après tout, si vous n’êtes pas prêt.e à investir votre propre argent dans votre projet, comment pouvez-vous attendre des autres qu’ils.elles fassent de même? Si vous envisagez de créer une entreprise, préparez-vous à être la première personne à investir dans votre projet!
ET SI VOTRE SUCCES NE DÉPENDAIT PAS D’UN BAMBOU PORTE-BONHEUR?
Dans notre langage courant, nous attribuons souvent le succès à la « chance”, un peu comme nous croyons qu’un bambou porte-bonheur peut provoquer la nôtre : un événement heureux qui semble surgir par hasard, sans explication apparente. : « Cet étudiant est chanceux, il a reçu une bourse ! »« Cette entrepreneure a vraiment de la chance, son entreprise explose ! » Pourtant, cette lecture ne reflète qu’une partie de la réalité. Derrière ce que plusieurs appellent « chance », on trouve souvent une combinaison de préparation, d’efforts constants, de réflexion et de clarté. En vérité, le succès n’est pas un hasard :il naît lorsque la préparation rencontre une opportunité. Opportunités, menaces et événements : tout dépend de notre posture Dans la définition du mot chance, on retrouve l’idée d’événement. En entrepreneuriat, un même événement peut être perçu soit comme une opportunité, soit comme une menace. La différence ne réside pas dans l’événement lui-même, mais dans notre niveau de préparation au moment où il survient. Ainsi, ce que l’on appelle « chance » pourrait simplement être notre capacité à reconnaître, interpréter et exploiter ce qui arrive, grâce à un travail intérieur et extérieur déjà accompli. Quand la préparation devient un facteur déterminant Témoin, lors d’un panel auquel participait une entrepreneure, récipiendaire de l’un des prix Cap sur ma nouvelle entreprise RBC dévoilés chaque année par Futurpreneur, elle a rappelé avec force une vérité que beaucoup sous-estiment lorsqu’ils d’entreprendre: « Tout entrepreneur doit se préparer et faire son devoir de maison avant de se lancer.» Cette affirmation résonne profondément, car elle révèle une dimension essentielle du succès : il repose sur un travail méthodique, beaucoup moins visible que le résultat final. Se préparer, c’est : Discuter, mentorer, accompagner, confronter nos perspectives à celles d’autrui fait aussi partie de notre préparation. C’est une manière puissante de nous remettre en question, d’affiner notre pensée, d’évoluer. Préparer quelqu’un d’autre, c’est souvent se préparer soi-même. La vraie nature du succès Si l’on observe uniquement le moment où les choses fonctionnent, on peut croire à la chance.Mais si l’on regarde le chemin parcouru avant, on voit clairement que la chance est surtout une construction progressive. La formule est simple, presque trop simple : Succès = Préparation × Opportunité Plus on se prépare, plus les opportunités deviennent visibles, accessibles, réalisables.Plus on se prépare, moins on a besoin de la chance telle qu’on la conçoit habituellement. Et si j’en parle aujourd’hui, c’est parce que même le simple fait d’écrire ces lignes, de partager mes idées, mes convictions et mes conseils, peut être vu comme un acte de préparation. Écrire, c’est réfléchir, chercher, découvrir de nouveaux concepts, organiser sa pensée. C’est une façon de m’enrichir et de devenir plus prêt qu’hier. Peut-être qu’en me prêtant à cet exercice, je suis tout simplement en train de devenir une meilleure version de moi-même, plus attentif, plus outillé et alerte Et les opportunités, d’ailleurs, ressemblent aux taxis Uber, aux métros, aux trains… et même aux Tap Tap de mon pays d’origine, Haïti : ils passent chaque jour. Alors, la vraie question n’est pas : serez-vous assez chanceux pour attraper la prochaine occasion ? Ce qui compte réellement, c’est de croire en la préparation, de comprendre votre parcours professionnel et d’avoir confiance en vos actions. Car au final, le succès n’est pas une question de chance. C’est la capacité d’être prêt lorsque la porte s’ouvre.
L’authenticité : cette force tranquille qui bâtit les vrais leaders
Depuis le début de mon aventure professionnelle, plusieurs personnes m’ont marqué.Pas nécessairement celles qui occupaient les plus hauts postes, ni celles dont les réussites faisaient la une, mais plutôt celles qui, sans artifice, savaient être pleinement elles-mêmes.Des gens sincères, cohérents, humains. Des leaders qui inspirent parce qu’ils ne jouent aucun rôle. Je pense à un entrepreneur, je ne mentionnerai pas son nom, mais qui, pour moi, a toujours été un modèle. Je l’ai vu évoluer dans des environnements très différents : autour d’une table de conseil d’administration, en tant que chef d’entreprise, sur un terrain de football, ou simplement comme citoyen engagé dans sa communauté. Et partout, c’était le même homme : la même énergie, la même honnêteté, la même intégrité. Son leadership ne venait pas de son statut ni de sa richesse. Il venait de son humanité. Il était à la fois ferme et empathique, capable d’écouter, de comprendre, et même de montrer sa vulnérabilité. Et paradoxalement, c’est cette vulnérabilité qui le rendait encore plus fort.Son authenticité n’était pas un outil de communication : c’était une manière d’être. Une leçon universelle En arrivant au Canada, j’ai découvert un environnement professionnel et culturel très différent. Mais une chose m’a frappé : les leaders les plus inspirants que j’ai côtoyés à ce jour regorgent de cette même caractéristique. Qu’ils soient gestionnaires, entrepreneurs, ou collègues de projets, tous dégagent cette authenticité profonde qui inspire naturellement la confiance. Mais l’authenticité ne se limite pas à instaurer la confiance. Elle crée un sentiment de fierté chez ceux qui collaborent avec vous. Les personnes qui travaillent ou bâtissent avec un leader authentique se sentent valorisées, respectées, écoutées. Elles se reconnaissent dans sa vision et veulent en faire partie.Elles ne suivent pas seulement une mission : elles y adhèrent de tout cœur. C’est là, à mon sens, le fondement d’un leadership durable. L’authenticité, un travail continu Avec le temps, j’ai compris que l’authenticité n’est pas un état qu’on atteint une fois pour toutes. C’est une construction permanente, un travail constant sur soi. Car les défis de la vie, et ceux de l’entrepreneuriat, ne manquent jamais : pression financière, décisions difficiles, échecs, changements d’équipe… Chacun de ces moments peut venir challenger votre authenticité : vous pousser à jouer un rôle, à cacher vos doutes, ou à agir contre vos valeurs. Mais c’est justement dans ces instants-là que tout se joue. Garder le cap, rester fidèle à soi-même, même quand c’est inconfortable, est-ce qui distingue les leaders charismatiques des leaders authentiques. Quelques conseils pour cultiver votre authenticité en tant qu’entrepreneur L’authenticité ne se décrète pas, elle se vit. C’est un chemin exigeant, mais profondément libérateur. Et dans un monde où beaucoup cherchent à impressionner, peut-être que le véritable courage, c’est simplement d’oser être soi.
Quand vous entreprenez, pensez grand. Quand vous exécutez, pensez petit.
L’entrepreneuriat est un voyage fait de rêves ambitieux et de réalités concrètes. La clé n’est pas de choisir entre ces deux dimensions, mais de savoir quand activer l’une ou l’autre. Cette dualité se résume dans une phrase que chaque entrepreneur devrait garder en tête : “Quand vous entreprenez, pensez grand. Quand vous exécutez, pensez petit.” Le parcours de Kimara Malebranche : une passion qui nourrit ma réflexion Ma fille Kimara est passionnée d’architecture. Elle observe les formes, les structures, les espaces, et rêve de bâtir des lieux qui allient beauté et utilité. Aujourd’hui, elle ne pense pas forcément à devenir entrepreneure. Son parcours en est encore au stade des découvertes, des apprentissages, des inspirations. Mais en échangeant avec elle, en voyant son regard émerveillé devant certains bâtiments ou projets urbains, je me surprends parfois à imaginer ce qu’elle pourrait accomplir si, un jour, elle choisissait la voie entrepreneuriale. Je me dis alors qu’elle aurait toutes les chances de réaliser de grandes choses si elle parvenait à trouver cet équilibre : penser grand pour rêver, penser petit pour exécuter. C’est une réflexion que je partage ici, nourrie par ce que j’ai observé dans les succès… et les échecs de nombreux entrepreneurs : trop de rêve sans action mène à l’échec, trop d’action sans vision mène à l’épuisement. Penser grand : la dimension du rêve Penser grand, ce n’est pas être utopique ni naïf. C’est cultiver un état d’esprit d’ouverture qui permet d’explorer sans barrière et d’envisager des solutions créatives et audacieuses. C’est cette posture qui pousse l’entrepreneur à : C’est ce que j’appelle la dimension du rêve. Je me dis que si Kimara appliquait cette approche à l’architecture, elle s’autoriserait à imaginer des villes durables entièrement réinventées, des immeubles capables de générer leur propre énergie, ou encore des habitations où la nature s’invite dans chaque espace de vie. Son mémoire de fin d’études à l’École de Design ESDAC de Montpellier, intitulé « Le retour vers le futur », illustre parfaitement cette vision. Elle y explore l’idéal d’une architecture résiliente face aux changements, où la terre crue devient à la fois un héritage ancestral et une solution tournée vers l’avenir. Peut-être que certaines de ces idées semblent irréalisables aujourd’hui, mais c’est précisément en osant penser grand qu’on ouvre la voie aux solutions de demain. Le cadre IDEA : transformer une intuition en levier créatif Pour donner vie à cette phase, j’ai élaboré un cadre simple que j’appelle IDEA. J’y ai pensé parce que toutes les grandes réalisations tournent autour… d’une idée. Dans la phase de “penser grand”, l’entrepreneur se concentre sur I, D et E : inspirer, diverger, explorer. L’affinage viendra plus tard. C’est une manière de stimuler la créativité et de transformer l’imagination en un véritable réservoir de possibles. Penser petit : la discipline de l’exécution Une fois le rêve esquissé, il faut passer à l’action. Et là, le registre change totalement. L’entrepreneur doit devenir un planificateur méthodique, qui ramène la vision dans le présent et la traduit en étapes réalisables avec les ressources disponibles. Penser petit, c’est : Le “A” de IDEA : affiner dans l’action C’est dans cette phase que le A de IDEA : Affiner, prend toute sa valeur. Après l’explosion d’idées, vient le temps du tri, de la sélection et de la planification. On affine ce qui est faisable, on transforme les concepts en projets structurés et on bâtit un chemin concret. Un entrepreneur dans l’architecture, par exemple, pourrait rêver d’un gratte-ciel entièrement autonome en énergie. Mais penser petit consisterait à commencer par un projet pilote : une maison unifamiliale avec des panneaux solaires et un système de récupération d’eau de pluie. Chaque petite réalisation devient alors un jalon vers le rêve initial. Le juste équilibre entre le rêve et l’action La réussite entrepreneuriale ne réside pas uniquement dans la vision ni seulement dans l’exécution. Elle se situe dans la capacité à naviguer entre ces deux mondes : Le rêve nourrit la motivation. L’action construit la réalité. Et c’est ce que j’aimerais que Kimara comprenne si, un jour, elle choisit de s’aventurer dans l’entrepreneuriat. Conclusion : un regard de père, une leçon pour les entrepreneurs Kimara n’a pas encore choisi de devenir entrepreneure, et peut-être qu’elle ne le fera jamais. Mais en l’observant, en l’écoutant parler de sa passion pour l’architecture, je vois déjà cette capacité de rêver grand. Et je me dis que, pour elle comme pour tous ceux qui se lancent, la clé serait de trouver le juste équilibre entre la dimension du rêve et la discipline de l’action. Car au fond, l’entrepreneuriat, comme l’architecture, n’est rien d’autre que l’art de bâtir. On rêve d’abord les contours de l’édifice, puis on pose une à une les pierres qui le rendent réel. Le rêve alimente le chemin, mais ce sont les petits pas qui construisent le voyage.
Quand l’anxiété rencontre l’apprentissage : le parallèle entre jeune diplômé et entrepreneur débutant
Pour préserver son anonymat, je l’appellerai ici Chingum et je parie qu’elle est peut-être en train de mourir de rire en découvrant le nom que je lui prête ! Je l’ai rencontrée il y a plusieurs années en Haïti, dans le cadre d’un programme d’entrepreneuriat scolaire que j’avais mis sur pied. Depuis toujours, je suis convaincu que les compétences entrepreneuriales permettent, certes, de bâtir des entreprises, mais surtout de devenir de meilleurs professionnels, constamment tournés vers la recherche de solutions et l’adaptation face aux défis. Chingum était alors au secondaire. Elle se distinguait déjà par son énergie, sa curiosité et ses rêves ambitieux. Tout récemment, il y a moins d’un an, elle a obtenu sa licence en Ressources Humaines à l’Université de Montréal. J’ai eu le privilège, aux côtés de mon épouse, de la suivre toutes ces années et de l’accompagner dans ses choix. Comme beaucoup de jeunes diplômés, Chingum faisait face à une anxiété immense à l’idée de débuter sa carrière. Elle rêvait d’intégrer une grande entreprise, persuadée que ce serait le signe d’une réussite immédiate. Et je comprends parfaitement cette anxiété : je la vois aussi chez mes propres enfants, qui se demandent comment trouver leur place dans un marché de l’emploi de plus en plus compétitif et exigeant. Dans un monde où tout semble aller trop vite, où l’on croit devoir réussir instantanément, la pression est immense. Avec mon épouse, nous lui avons partagé un conseil simple mais essentiel : profiter du bénévolat tout en poursuivant sa recherche d’emploi. Pourquoi ? Parce que ce temps est une chance de : Chingum a suivi ce conseil. Et les résultats ont dépassé nos attentes. Grâce au bénévolat, elle a pris du recul, gagné en sérénité et abordé son entrée dans la vie professionnelle avec plus de confiance. Finalement, elle n’a pas intégré une grande firme comme elle l’espérait au départ, mais une PME à taille humaine. Ce choix, loin d’être un compromis, s’est révélé une bénédiction : en touchant à tout, elle a rapidement acquis une expérience riche et variée et, presque sans le savoir, s’est retrouvée déjà dans une position de gestionnaire. Aujourd’hui, elle avance heureuse, reconnaissante et optimiste, convaincue que cette expérience constitue un tremplin solide pour l’avenir. Comme le dit la fable de La Fontaine, celle du lièvre et de la tortue : « Rien ne sert de courir, il faut partir à point ». Et cette leçon vaut autant pour les étudiants que pour les entrepreneurs débutants. Lorsqu’ils lancent leur projet, les entrepreneurs vivent une situation similaire : leur “bébé”, fruit de mois ou d’années de travail, est enfin prêt. Ils espèrent un succès rapide, mais se heurtent souvent à la réalité du marché et traversent leur propre crise entrepreneuriale : C’est dans ces moments-là qu’un accompagnement fait toute la différence. On pourrait croire que le mentorat est une idée récente, mais il remonte en fait à la Grèce antique. Dans l’Odyssée d’Homère, il y a plus de 3 000 ans, Ulysse a confié son fils Télémaque à son ami de confiance, Mentor. Depuis, ce nom est devenu synonyme de guide bienveillant, de conseiller de confiance qui éclaire le chemin. Pas étonnant alors que, partout dans le monde, tant d’organisations qui soutiennent les entrepreneurs placent le mentorat au cœur de leur approche. Je l’ai vu de mes propres yeux lorsque je collaborais avec la Chambre de commerce et d’industrie de Rennes, en France : les rencontres que nous créions entre entrepreneurs et mentors n’avaient pas de prix. Et c’est exactement le même constat que je fais aujourd’hui, au Canada avec Futurpreneur , une organisation canadienne avec laquelle je collabore, qui a fait du mentorat un pilier obligatoire de son modèle d’accompagnement. Pour un entrepreneur qui débute, un mentor n’est pas seulement un conseiller : c’est un repère. Il aide à rester centré sur l’essentiel, à garder l’équilibre et à avancer avec confiance malgré la pression. Il ramène toujours à ce qui compte vraiment et aide à ancrer son “pourquoi” dans chaque décision. Que l’on soit étudiant ou entrepreneur, l’anxiété du début est inévitable. Mais elle peut être transformée en force grâce à l’apprentissage, à l’humilité, au soutien d’un mentor et, surtout, à une mission claire. Alors je pose cette question à ceux qui s’apprêtent à franchir une étape décisive : Connaissez-vous vraiment votre « pourquoi » ? Êtes-vous prêt à le laisser guider chacun de vos pas pour bâtir votre avenir avec confiance et sérénité… et à rire un peu de vos propres débuts comme Chingum pourrait le faire aujourd’hui ?
Et si l’argent n’était pas votre premier problème?
J’ai souvent entendu des entrepreneurs affirmer : « J’ai une bonne idée, mais je n’ai pas de financement. » C’est une phrase que j’ai entendue des dizaines , voire des centaines de fois, et ce, bien avant mon arrivée au Canada. À l’époque, j’étais cadre en Haïti, mon pays d’origine, dans une institution financière qui soutenait les entreprises locales. En tant que Directeur de l’équipe commerciale, je rencontrais de nombreux porteurs de projets, et je siégeais au comité de crédit, celui qui décidait d’approuver (ou non) les demandes de financement. J’ai vu des idées brillantes, inspirantes, des projets portés par des personnes passionnées. Pourtant, beaucoup de ces idées n’ont jamais vu le jour… non pas parce qu’elles étaient mauvaises, mais parce que les entrepreneurs se concentraient uniquement sur l’absence de financement, oubliant les véritables fondations d’un projet solide. Aujourd’hui, je réside au Canada, et j’ai la chance de collaborer avec Futurpreneur , une organisation qui soutient les jeunes entrepreneurs de 18 à 39 ans avec du financement sans collatéral et un accompagnement par le mentorat. Et devinez quoi? Je retrouve ici, au Canada, la même croyance limitante chez plusieurs jeunes entrepreneurs : L’idée que sans argent, rien n’est possible. Mais si on changeait de perspective? Deux piliers bien plus solides que l’argent Avant de chercher du financement, deux piliers doivent être soigneusement travaillés : 1. L’équipe Un investisseur ou un prêteur ne finance pas qu’un projet : il finance les gens derrière. Il cherche à savoir si l’équipe est compétente, crédible, cohérente. Est-ce que les rôles sont clairs? Les compétences sont-elles complémentaires? Y a-t-il une vision partagée? On ne monte pas une entreprise seul. Même un entrepreneur solo doit savoir s’entourer d’alliés, de conseillers, de partenaires, voire d’amis, qui l’aident à traverser les moments de stress ou d’incertitude. Une équipe solide inspire confiance.. 2. Le projet Un bon projet ne se limite pas à une idée séduisante ou à une passion personnelle. Un projet solide repose sur sa capacité à résoudre un vrai problème, à répondre à un besoin précis d’un public cible bien défini. Quand un projet est centré sur l’impact qu’il génère, il devient plus crédible, plus pertinent, plus attrayant, même aux yeux des bailleurs de fonds. C’est exactement ce que j’ai observé chez un groupe d’amis devenus entrepreneurs dans l’audiovisuel. Leur parcours illustre parfaitement l’impact d’une vision claire et d’une équipe soudée, bien avant que l’argent n’entre en jeu. Une histoire de spécialiste en production audiovisuelle … et de vision Il y a quelques années, je fréquentais l’université avec un groupe d’amis brillants. Moi, j’étudiais le management, eux étaient dans le programme d’architecture. En dehors des cours, ces amis partageaient une passion commune pour la photographie, la vidéographie. Petit à petit, ils ont commencé à filmer des mariages, des événements culturels, des publicités, des clips. Ils formaient une équipe talentueuse, créative, avec une vraie signature visuelle. Mais, au fil du temps, la vie a suivi son cours : certains sont devenus parents, d’autres ont dû assumer des responsabilités familiales. Il devenait donc impératif de rentabiliser les activités qui finançaient leur train de vie. Pour continuer leur aventure entrepreneuriale, ils devaient investir dans du matériel professionnel afin de saisir de nouvelles opportunités commerciales, combler des manques à gagner et in fine, rendre l’entreprise plus rentables. Et là, les doutes ont surgi : « On n’a pas d’argent. Aucune banque ne nous prendra au sérieux. » À cette époque, mon épouse et moi menions, à l’occasion, des mandats de renforcement de capacités auprès d’entrepreneurs. Touchés par le potentiel de nos amis, nous leur avons proposé un atelier de réflexion stratégique sur mesure. Cet atelier leur a permis de : Munis de cette vision structurée, ils ont osé franchir les portes d’une institution financière. Et contre toute attente… ils ont obtenu le financement. Ils sont ensuite devenus l’une des compagnies de vidéographie les plus reconnues du pays, sollicités dans les festivals, les campagnes publicitaires, les grands événements. Leur succès ne vient pas d’un prêt, mais d’une vision claire, d’une équipe soudée et d’un projet solide, ancré dans un vrai besoin. Ce que cette histoire nous enseigne Le financement est important, mais il vient soutenir, non pas remplacer, un projet bien bâti. Et il existe plusieurs formes de financement : Mais pour y accéder, il faut d’abord : Et si vous commenciez par-là? Dans ce blog je peux me permettre de vous présenter l’approche Futurpreneur , qui croit au potentiel humain avant tout. En effet, leurs ateliers de formations ( #CapSurMesAffaires, #MonEntrepriseCanadiene, #ObjectifRepreneuriat, #Ohpikiwin), leurs webinaires (#EchangeAvecLesExperts) couplés à l’assistance des gestionnaires de communautés entrepreneuriales permettent aux jeunes entrepreneurs qui les approchent à: Sachez que, même si vous n’êtes pas encore prêt à obtenir un financement, cela ne veut pas dire que vous ne devez pas vous préparer à en recevoir un jour. Commencez par les bonnes fondations : une équipe, un projet, une vision. L’argent suivra. Et les barrières alors? Oui, elles existent. Et il faut le dire sans détour : les obstacles systémiques auxquels font face les communautés racisées, les nouveaux arrivants ou les jeunes sans réseau sont bien réels. Mais ces obstacles ne définissent pas la valeur de votre projet. Trop d’entrepreneurs charismatiques, brillants, abandonnent dès la première difficulté, pensant que le financement est un privilège réservé aux autres. Mais j’en suis convaincu, parce que je l’ai vu encore et encore : Lorsqu’un projet est solide et soutenu par une équipe crédible, l’accès au financement devient non seulement possible, mais probable. Et vous? Où en êtes-vous dans votre parcours entrepreneurial? Qu’est-ce qui vous freine aujourd’hui?
Réussites en terre d’accueil : les attitudes gagnantes des entrepreneur.e.s immigrant.e.s
Au début du mois de juillet, j’ai eu le privilège d’animer, avec mes collègues de Futurpreneur, un atelier régional organisé dans le cadre de l’initiative Mon entreprise canadienne, soutenue par La promesse TD Prêts à agir. Cette initiative vise à aider les entrepreneur.e.s nouvel.le.s arrivé.e.s au Canada à mieux comprendre et naviguer dans l’écosystème entrepreneurial canadien. L’un des moments forts de la journée a été une table ronde inspirante avec Princess Irabor, représentante de l’organisation Thrive in Canada, Tavleen Deol (Oxygen Yoga & Fitness) et Yuka Katahira (Yuka’s Japanese Bakery). En écoutant leurs histoires, un constat s’est imposé : réussir en tant que nouvel.le arrivant.e ne se résume pas à une bonne idée d’affaires, mais à une attitude et un état d’esprit adaptés. Quels sont donc ces principes essentiels qu’iels ont partagés? Voici trois conseils puissants qui peuvent transformer votre parcours entrepreneurial et, au-delà, votre intégration dans un nouveau pays. 1. Construire son réseau : la clé de votre succès Les panélistes ont souligné que, dans un pays comme le Canada, les relations et les connexions peuvent ouvrir des portes bien plus vite qu’un simple CV. Princess Irabor a partagé l’importance de créer des liens forts avec les communautés et les organisations locales. Tavleen a témoigné de l’impact de son mentor Futurpreneur, et Yuka a raconté comment son réseau local a été déterminant pour faire grandir Yuka’s Japanese Bakery. Le message est universel : personne ne réussit seul. Votre réseau est votre passerelle vers les opportunités, les connaissances et la confiance, peu importe le pays où vous vivez. 2. Oser se montrer, même lorsqu’on ne se sent pas prêt.e C’est un conseil que je partage personnellement. En tant que professionnel immigrant, je me souviens des premières fois où je participais à des événements de réseautage. Je ne me sentais pas légitime, parfois même invisible. Pourtant, j’ai vite compris que le simple fait d’être présent.e, de se présenter, de participer aux discussions et de créer des liens était un premier pas extrêmement puissant. Dans tout écosystème entrepreneurial, la connexion est bien plus qu’un simple outil : c’est un véritable catalyseur de succès. Elle permet d’échanger, d’apprendre, d’ajuster ses idées et, surtout, d’identifier les bonnes personnes avec qui avancer. J’aime illustrer cela avec une autre règle du 1-10-100, non pas celle souvent utilisée en gestion de la qualité ou en gestion de projet – mais celle que j’ai eu le plaisir de découvrir il y a plus de 20 ans, lors de mes études à l’Institut de Gestion de Rennes avec le professeur Gérard Cliquet : Ces deux cercles, celui des collaborateur.rice.s/partenaires et celui des client.e.s, sont le véritable moteur de la croissance d’un.e entrepreneur.e. Et c’est précisément grâce aux connexions et aux rencontres que l’on parvient à bâtir ces fondations essentielles. 3. Apprendre à être à l’aise dans l’inconfort Un des moments marquants de l’atelier a été la séance de pitch que nous avons introduite, de façon très informelle. Il n’y avait quasiment rien à gagner, juste un petit prix symbolique. L’objectif n’était pas de juger, mais de donner aux entrepreneur.e.s nouvel.le.s arrivé.e.s une chance de partager leur idée avec le public et de créer un véritable lien. L’inconfort était réel : la peur de mal s’exprimer en anglais, de ne pas trouver les bons mots, de se sentir jugé.e. Et pourtant, chacun.e a relevé le défi. Ce n’était pas un exercice de prise de parole en public, mais un moment d’authenticité, d’échanges francs et intentionnels. C’est exactement ce que rappelaient Princess, Tavleen et Yuka : le succès se construit dans ces instants où l’on accepte la vulnérabilité et l’inconfort. Grandir, c’est oser. Un message qui résonne au-delà du Canada En tant qu’immigrant professionnel, je me reconnais dans ces conseils. Ce ne sont pas uniquement des leçons pour les entrepreneur.e.s, mais de véritables clés pour tout.e nouvel.le arrivant.e cherchant à trouver sa place dans un nouveau pays, une nouvelle culture ou un nouvel environnement. Créer des liens, se montrer et accepter l’inconfort sont des stratégies universelles de réussite. Où que vous soyez, elles peuvent transformer votre parcours. Une organisation déterminée à n’abandonner aucun.e jeune entrepreneur.e au Canada Accompagner les entrepreneur.e.s a toujours été ma passion. Je suis honoré.e de faire partie de Futurpreneur, une organisation qui porte des valeurs fortes et inclusives, et qui fait tout pour que personne ne soit laissé.e de côté. Si vous êtes un.e entrepreneur.e nouvel.le.s arrivé.e.s prêt.e à franchir une nouvelle étape, apprenez-en plus sur l’initiative Mon entreprise canadienne de Futurpreneur. Serge-Richard Petit Frère est le Directeur bilingue des programmes d’entrepreneuriat, de Futurpreneur à Montréal. Il a forgé sa carrière avec un profond dévouement pour le mentorat en affaires et le développement de projets, guidé par sa passion pour l’entrepreneuriat. Son parcours académique, notamment sa spécialisation en gestion des petites et moyennes entreprises et son master en entrepreneuriat et développement de projets de l’Université de Rennes I en France, ont été des piliers fondamentaux dans sa trajectoire professionnelle. Serge-Richard reconnaît humblement l’impact de son expérience en tant qu’ancien cadre financier et entrepreneur en Haïti sur sa compréhension des défis et opportunités commerciaux.