J’ai souvent entendu des entrepreneurs affirmer :
« J’ai une bonne idée, mais je n’ai pas de financement. »
C’est une phrase que j’ai entendue des dizaines , voire des centaines de fois, et ce, bien avant mon arrivée au Canada. À l’époque, j’étais cadre en Haïti, mon pays d’origine, dans une institution financière qui soutenait les entreprises locales. En tant que Directeur de l’équipe commerciale, je rencontrais de nombreux porteurs de projets, et je siégeais au comité de crédit, celui qui décidait d’approuver (ou non) les demandes de financement.
J’ai vu des idées brillantes, inspirantes, des projets portés par des personnes passionnées. Pourtant, beaucoup de ces idées n’ont jamais vu le jour… non pas parce qu’elles étaient mauvaises, mais parce que les entrepreneurs se concentraient uniquement sur l’absence de financement, oubliant les véritables fondations d’un projet solide.
Aujourd’hui, je réside au Canada, et j’ai la chance de collaborer avec Futurpreneur , une organisation qui soutient les jeunes entrepreneurs de 18 à 39 ans avec du financement sans collatéral et un accompagnement par le mentorat.
Et devinez quoi?
Je retrouve ici, au Canada, la même croyance limitante chez plusieurs jeunes entrepreneurs :
L’idée que sans argent, rien n’est possible. Mais si on changeait de perspective?
Deux piliers bien plus solides que l’argent
Avant de chercher du financement, deux piliers doivent être soigneusement travaillés :
1. L’équipe
Un investisseur ou un prêteur ne finance pas qu’un projet : il finance les gens derrière. Il cherche à savoir si l’équipe est compétente, crédible, cohérente. Est-ce que les rôles sont clairs? Les compétences sont-elles complémentaires? Y a-t-il une vision partagée?
On ne monte pas une entreprise seul. Même un entrepreneur solo doit savoir s’entourer d’alliés, de conseillers, de partenaires, voire d’amis, qui l’aident à traverser les moments de stress ou d’incertitude. Une équipe solide inspire confiance..
2. Le projet
Un bon projet ne se limite pas à une idée séduisante ou à une passion personnelle. Un projet solide repose sur sa capacité à résoudre un vrai problème, à répondre à un besoin précis d’un public cible bien défini.
Quand un projet est centré sur l’impact qu’il génère, il devient plus crédible, plus pertinent, plus attrayant, même aux yeux des bailleurs de fonds.
C’est exactement ce que j’ai observé chez un groupe d’amis devenus entrepreneurs dans l’audiovisuel. Leur parcours illustre parfaitement l’impact d’une vision claire et d’une équipe soudée, bien avant que l’argent n’entre en jeu.
Une histoire de spécialiste en production audiovisuelle … et de vision
Il y a quelques années, je fréquentais l’université avec un groupe d’amis brillants.
Moi, j’étudiais le management, eux étaient dans le programme d’architecture. En dehors des cours, ces amis partageaient une passion commune pour la photographie, la vidéographie. Petit à petit, ils ont commencé à filmer des mariages, des événements culturels, des publicités, des clips. Ils formaient une équipe talentueuse, créative, avec une vraie signature visuelle.
Mais, au fil du temps, la vie a suivi son cours : certains sont devenus parents, d’autres ont dû assumer des responsabilités familiales. Il devenait donc impératif de rentabiliser les activités qui finançaient leur train de vie. Pour continuer leur aventure entrepreneuriale, ils devaient investir dans du matériel professionnel afin de saisir de nouvelles opportunités commerciales, combler des manques à gagner et in fine, rendre l’entreprise plus rentables.
Et là, les doutes ont surgi :
« On n’a pas d’argent. Aucune banque ne nous prendra au sérieux. »
À cette époque, mon épouse et moi menions, à l’occasion, des mandats de renforcement de capacités auprès d’entrepreneurs. Touchés par le potentiel de nos amis, nous leur avons proposé un atelier de réflexion stratégique sur mesure.
Cet atelier leur a permis de :
- Clarifier leur modèle d’affaires
- Mieux cerner leur clientèle cible
- Structurer leurs services
- Comprendre leurs leviers de croissance
- Identifier des pistes de financement
Munis de cette vision structurée, ils ont osé franchir les portes d’une institution financière.
Et contre toute attente… ils ont obtenu le financement.
Ils sont ensuite devenus l’une des compagnies de vidéographie les plus reconnues du pays, sollicités dans les festivals, les campagnes publicitaires, les grands événements. Leur succès ne vient pas d’un prêt, mais d’une vision claire, d’une équipe soudée et d’un projet solide, ancré dans un vrai besoin.
Ce que cette histoire nous enseigne
Le financement est important, mais il vient soutenir, non pas remplacer, un projet bien bâti. Et il existe plusieurs formes de financement :
- Prêt classique
- Prêt sans collatéral (comme chez Futurpreneur, pour les 18–39 ans)
- Subventions gouvernementales
- Love money (famille, amis)
- Capital de risque
- Partenariats ou co-entreprises
- Financement participatif (crowdfunding)
Mais pour y accéder, il faut d’abord :
- Travailler votre idée
- Constituer une équipe solide
- Comprendre votre modèle d’affaires
- Créer un plan stratégique convaincant
Et si vous commenciez par-là?
Dans ce blog je peux me permettre de vous présenter l’approche Futurpreneur , qui croit au potentiel humain avant tout. En effet, leurs ateliers de formations ( #CapSurMesAffaires, #MonEntrepriseCanadiene, #ObjectifRepreneuriat, #Ohpikiwin), leurs webinaires (#EchangeAvecLesExperts) couplés à l’assistance des gestionnaires de communautés entrepreneuriales permettent aux jeunes entrepreneurs qui les approchent à:
- Valider leur projet
- Étoffer leur vision
- Trouver des partenaires financiers dans l’écosystème canadien, lorsque l’offre de Futurpreneur n’est pas adaptée à leurs besoins.
Sachez que, même si vous n’êtes pas encore prêt à obtenir un financement, cela ne veut pas dire que vous ne devez pas vous préparer à en recevoir un jour.
Commencez par les bonnes fondations : une équipe, un projet, une vision.
L’argent suivra.
Et les barrières alors?
Oui, elles existent. Et il faut le dire sans détour : les obstacles systémiques auxquels font face les communautés racisées, les nouveaux arrivants ou les jeunes sans réseau sont bien réels.
Mais ces obstacles ne définissent pas la valeur de votre projet. Trop d’entrepreneurs charismatiques, brillants, abandonnent dès la première difficulté, pensant que le financement est un privilège réservé aux autres.
Mais j’en suis convaincu, parce que je l’ai vu encore et encore :
Lorsqu’un projet est solide et soutenu par une équipe crédible, l’accès au financement devient non seulement possible, mais probable.
Et vous?
Où en êtes-vous dans votre parcours entrepreneurial?
Qu’est-ce qui vous freine aujourd’hui?



